GUERISONS miraculeuses en Afrique : Un enfant aveugle recouvre la vue à Ouagadougou (Burkina-Faso)



L'ENFANT NOIR DANS LE NOIR





La nuit tombait sur Ouagadougou. La nuit tombe vite. On dirait que le soleil est fatigué de s’être tant donné durant la journée. 42° c’est exagéré ! Et c’est pourtant ce que les gens de Ouaga subissent en plus de la pollution effroyable due aux voitures mal réglées. Il me semble qu’ils supportent tout cela mieux que moi. Je suis épuisé. Cela fait plusieurs semaines que je tourne dans le pays en évangélisant. Des centaines de personnes ont reçu Jésus-Christ comme sauveur de leur âme et beaucoup ont été guéries de toutes sortes de maladies. Gloire à Dieu.


Je suis devant le lavabo, me préparant pour la réunion du soir. Le lavabo est bien là, mais l’eau ne coule presque pas. C’est comme ça…


Ce soir je prêche chez le pasteur Mamadou Karambiri. En fait, c’est la première fois que je vais prêcher dans cette église. Il y a, m’a-t-on dit, près de 4000 personnes dans l’auditoire.




 

Je m'habille à la hâte et me retrouve avec Nicolas Sawadogo, prêt pour une réunion de plus.


Nicolas Sawadogo est mon ami et interprète au Burkina-Faso. Nous arrivons devant l’église. Le ciel est noir. La salle est noire de monde.


Nous prenons place sur l’estrade, saluons quelques personnes qui viennent à nous. Les chants démarrent. L’orchestre est bon. Les choristes s’en donnent à cœur joie. Je tremble un peu. Que va-t-il se passer ce soir ? Dieu va-t-Il encore confirmer ce que je vais dire ce Sa part en faisant des miracles ? Je me pose la question à chaque fois. Pourtant cela fait depuis 1968 que je sais qu’Il est fidèle. Mais je me sens si petit, si indigne parfois.


Et c’est mon tour. On me présente et on me tend un micro. Je suis lancé, c’est le moment. Je commence à donner le message. Nicolas est à côté de moi. Il interprète en Moré, une des langues du pays. Je bouge, il bouge. Tout ce que je fais, il le fait. Au bout d’un moment je l’oublie. Je me sens bien. Je sais que Dieu est là. Il m’accompagne comme à chaque fois. Je sens en moi ce feu d’amour pour Lui et pour les gens.


Soudain je coupe mon message, je lance un appel. Qui veut recevoir Christ ce soir ? Et les mains se lèvent partout dans l’auditoire. Tout à coup, je me rends compte que je transpire, il fait une chaleur terrible et je me suis beaucoup donné. Je vois, par les portes du fond que dehors, il fait noir. Je suis à Ouagadougou. Et là encore, encore une fois, les gens sont en train de se repentir suite à ma prédication. Quel bonheur ! J’aime voir l’action du Saint-Esprit sur la conscience des gens.


Des gens s’approchent de moi et de Nicolas. Ils veulent que nous les touchions au Nom de Jésus-Christ. Un monsieur se fraye un chemin dans cette foule. Il tient un petit garçon devant lui, par les épaules. Nicolas écoute ce que ce monsieur dit, puis il me le répète en français.


« Son fils est aveugle, ils ont la foi, ils veulent l’imposition des mains au Nom de Jésus ». Je mets un peu de salive sur mes pouces et touche les paupières de l’enfant. Je chasse l’esprit de cécité au Nom du Seigneur Jésus-Christ. Je laisse mes pouces quelques secondes sur ses yeux et je les retire. Je soulève le menton du garçon et demande s’il me voit. Il dit qu’il me voit. Il est calme, très calme, baignant dans la Présence Sainte de Jésus. Je lui demande de refaire les gestes que je fais avec ma main. Il refait parfaitement les gestes. Soudain, je réalise que Nicolas se tient devant la caméra et que l’opérateur ne filme que le dos de mon interprète. Je le pousse gentiment. Je refais des gestes, montrant un doigt levé, ou trois doigts, ou cinq doigts et l’enfant répète très exactement tout ce que je fais. Il voit, je le prends dans mes bras et je l’embrasse. La foule crie des louanges à Jésus. C’est Jésus qui fait les miracles, pas Michel Genton. Le papa hurle sa joie, embrasse son fils et se met à courir en criant et louant Dieu ! Jésus est toujours le même ! Il n’a pas changé. Pourquoi fait-Il autant de miracles au travers de mon ministère ? Je n’en sais rien. Peut-être simplement parce que j’ose le prendre au mot. Il a dit :


 

Allez par tout le monde et prêchez la bonne nouvelle à toute la création, celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru… ils imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris. Marc 16/16-18.


Il a dit de le faire, je le fais. Ce n’est pas très compliqué de s’acheter un billet d’avion et d’aller par tout le monde et de parler de Jésus aux gens assis dans les ténèbres de malheur. Ce n’est pas très compliqué de poser nos mains sur les malades en son Nom. Il a dit de le faire, je le fais en toute simplicité. Pourquoi n’iriez-vous pas le faire, puisque vous croyez en Lui ?


Pensez-y… La nuit tombait sur Ouagadougou. Je me préparais pour aller prêcher à cette réunion, chez le pasteur Karambiri.

La nuit tombait. Quelque part dans cette même ville, un papa habillait du mieux qu’il pouvait son petit garçon aveugle. Ce soir, il l’emmenait à une réunion chez le pasteur Karambiri.

La nuit tombait sur Ouagadougou. Mais la lumière du soleil ne s’était jamais levée pour ce petit garçon aveugle. Qu’il fasse jour ou nuit, il suivait son papa qui le tenait par la main. Ils arrivèrent à l’église. Les chants commencèrent. Puis je me suis levé, le petit garçon ne m’a pas vu. J’ai pris le micro, le petit garçon n’a pas vu mon geste. J’ai prêché du mieux que je pouvais. Sa foi s’est mise à grandir. Pourtant, je ne savais même pas qu’il était là, dans cette foule immense. Je ne le voyais pas, il ne me voyait pas. Mais Jésus nous voyait, et il souriait, tout content de ce qu’Il allait faire.

Quand ce fut le moment, son papa lui dit : « Viens, on va aller vers le blanc, il va prier pour toi. »

 

Aller vers le blanc ? … c’est quoi ? Blanc ?

Il marchait, tenant son papa très fort par la main. Il a été bousculé par des gens qui voulaient s’approcher aussi, mais il ne les voyait pas.

La nuit était tombée sur Ouagadougou et le jour allait se lever pour ce petit garçon. Jésus se tenait là, en moi. Le petit garçon ne Le voyait pas et moi non plus. Et quand le petit garçon a senti le contact mouillé de mes deux pouces sur ses paupières, il a sursauté. Jésus s’était glissé là et ce sont Ses pouces qui le touchait au travers de mes pouces.

Il y avait du bruit. Le petit garçon n’entendit pas l’ordre que je donnais à l’esprit de cécité. Mais quand j’ôtais mes pouces blancs de ses paupières noires, la lumière fut. La première personne que ce petit garçon a vu, c’était moi. Il s’en souviendra toute sa vie. Et quand je serai vieux, peu importe les problèmes que j’aurai, je sais qu’il y aura toujours, à Ouagadougou, un petit garçon de lumière qui priera pour moi. Gloire à Jésus mon cher Sauveur et Maître !



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